Devant le Congrès, Joe Biden annonce une Amérique « de nouveau en mouvement »

Création d’emplois, aide aux familles, développement d’infrastructures, lutte contre les changements climatiques : au cours d’une allocation de 65 minutes, Joe Biden a présenté les grandes orientations qu’il aimerait donner aux États-Unis, livrant un plaidoyer pour l’adoption d’ambitieuses réformes totalisant des milliers de milliards de dollars.

Adoptant des thèmes et un ton différents de ceux de son prédécesseur, Joe Biden a tout d’abord vanté les réalisations de sa jeune présidence, articulées autour de la gestion de la pandémie.

Il a rappelé qu’il avait hérité d’une nation en crise, touchée par la pire pandémie depuis un siècle, la pire crise économique depuis la Grande Dépression et par la pire attaque contre notre démocratie depuis la guerre civile.

Maintenant, après seulement 100 jours, je peux dire à la nation : l’Amérique est de nouveau en mouvement. Transformant un péril en possibilité. Une crise en celebration à saisir. Un recul en power.

Une citation de :Joe Biden, président des États-Unis

Au cours des trois derniers mois, le 46e président des États-Unis a notamment promulgué un prepare de sauvetage de l’économie de 1900 milliards de dollars américains, l’un des furthermore importants de l’histoire des États-Unis, adopté sans l’appui d’un seul républicain, et doublé son objectif preliminary de vaccination, avec 200 millions de doses de vaccin administrées en moins de 100 jours.

Apparentée à un discours sur l’état de l’Union, la première allocution d’un président devant le Congrès, d’ordinaire donnée en janvier ou en février, n’en porte pas formellement le nom. Habituellement, un tel discours au début d’un premier mandat présidentiel est, logiquement, davantage axé sur la eyesight d’avenir que sur les accomplissements, réels ou perçus.

Mais, au 99e jour de sa présidence, Joe Biden, qui a articulé le début de son mandat autour de la gestion de la COVID-19 et de ses effets économiques, a déjà un bilan à présenter. Initialement, il devait livrer ce leading discours en février dernier.

Acteur politique depuis une quarantaine d’années, Joe Biden a assisté à des dizaines de discours prononcés par des présidents devant les élus des deux Chambres du Congrès, comme vice-président de Barack Obama, mais avant cela comme sénateur.

C’est bon d’être de retour, a d’ailleurs lancé d’emblée celui qui a représenté le Delaware au Sénat pendant 36 ans.

Pour la première fois, il était à l’avant-scène.

Derrière le 46e président des États-Unis, l’histoire s’est cependant écrite, comme il l’a lui-même souligné. Madame la vice-présidente. Personne n’a jamais dit ces mots ici et il était temps, a-t-il glissé au sujet de la première femme à avoir accédé à la vice-présidence.

C’était la première fois que les deux personnes derrière un président qui s’adresse au Congrès étaient des femmes : la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, vétérane de la politique, et la vice-présidente Kamala Harris, représentante d’une nouvelle génération politique.

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Si les démocrates ont ponctué son discours d’ovations, les républicains sont restés impassibles.

Les emplois à l’avant-prepare

Le président des États-Unis, Joe Biden, s’adresse au Congrès sous le regard de la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

Photo : AFP / Chip Somodevilla

Se tournant vers l’avenir, Joe Biden a aussi mis de l’avant les réformes majeures qu’il espère mettre en place, insistant sur le fait que le gouvernement peut fonctionner pour ses citoyens.

Elles risquent toutefois de frapper un mur au Sénat, où les républicains s’y opposent et où le coût des mesures indispose même certains démocrates.

Joe Biden a notamment fait la advertising de son prepare d’infrastructure de 2000 milliards de dollars, dont les objectifs officiels sont notamment de créer des tens of millions d’emplois et de lutter contre le changement climatique et qui seraient financés par une augmentation des impôts des companies.

Pendant trop longtemps, nous avons omis d’utiliser le mot le furthermore critical lorsqu’il s’agit de faire encounter à la crise climatique : “emplois”, a soutenu M. Biden, répétant ce mot deux fois.

Maintenant, je sais que certains d’entre vous se demandent si ces emplois sont pour eux. Vous vous sentez laissés pour compte et oubliés dans une économie qui alter rapidement. Permettez-moi de m’adresser directement à vous, a-t-il dit, assurant que les emplois créés seraient bien rémunérés et ne pourraient pas être délocalisés.

Près de 90 % de ces nouveaux emplois ne nécessitent pas de diplôme universitaire, a-t-il souligné.

Le System pour les emplois américains est un prepare pour construire l’Amérique en s’appuyant sur ses travailleurs.

Une citation de :Joe Biden, président des États-Unis

Joe Biden a aussi présenté les grandes lignes de son prepare de 1800 milliards de bucks pour les familles, qui, lui, serait financé par une hausse des impôts des Américains les moreover aisés.

Celui-ci, annoncé mardi, étendrait le filet social, avec des éléments comme l’accès gratuit à la prématernelle et à certains collèges communautaires, une aide financière pour la garde d’enfants ainsi que la mise sur pied d’un programme de congés de maladie payés et de congés familiaux.

Le président prendra d’ailleurs la route pour convaincre les Américains de la nécessité de ses options, commençant jeudi en Georgie.

Joe Biden a par ailleurs pressé les sénateurs d’adopter le projet de loi visant à réformer la law enforcement avant le 25 mai, day anniversaire de la mort du quadragénaire afro-américain George Floyd, tué l’an dernier par l’ex-policier Derek Chauvin, reconnu coupable récemment.

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Nous avons tous vu le genou de l’injustice sur le cou de l’Amérique noire, a plaidé Joe Biden, une allusion au geste de Derek Chauvin, qui a maintenu son genou sur le cou de George Floyd pendant près de 10 minutes.

Avec les ideas exposés ce soir, nous avons une réelle possibility d’éradiquer le racisme systémique qui gangrène l’Amérique.

Une quotation de :Joe Biden, président des États-Unis

L’ambitieux texte législatif, qui porte d’ailleurs le nom de M. Floyd, a déjà franchi l’étape de la Chambre des représentants. Il interdirait entre autres les prises d’étranglement et réduirait la portée des protections juridiques dont bénéficient actuellement les policiers.

Dans la foulée de fusillades récentes, le président Biden a aussi incité les élus à agir en faveur d’un meilleur contrôle des armes à feu.

Il a aussi appelé à une réforme de l’immigration, à la diminution des prix des médicaments et à la safety du droit de vote, alors que, selon leurs opposants, les républicains de plusieurs États tentent de restreindre l’accès de l’électorat des minorités aux urnes.

Les républicains déplorent des « rêves socialistes »

Notre président semble être un homme bien, a rétorqué le sénateur Tim Scott, choisi pour livrer la réplique républicaine. Mais notre country a besoin de as well as que de simples platitudes.

Notre meilleur avenir ne viendra pas des combines de Washington ou des rêves socialistes. Il viendra de vous, le peuple américain, a-t-il ajouté, affirmant que les actions du président démocrate divisaient davantage les Américains.

Étoile montante de sa formation, il a attaqué le program d’infrastructure de Joe Biden, y voyant une liste de souhaits de la gauche qui tuerait des emplois et amènerait la in addition grande hausse d’impôts de toute une génération.

Insistant sur les progrès réalisés en termes d’égalité, l’unique sénateur noir du Parti républicain a aussi accusé les démocrates de se servir de la race comme arme politique.

L’Amérique n’est pas un pays raciste.

Une quotation de :Tim Scott, sénateur de la Caroline du Sud

Il a en outre crédité l’administration Trump et le leadership républicain pour les progrès réalisés en matière de pandémie et d’économie.

Signe de la pression qu’entend maintenir l’aile progressiste du Parti démocrate sur l’administration Biden, celle-ci, de façon inusitée, a également prononcé un discours elle a choisi le représentant Jamaal Bowman, nouveau venu de New York, pour le faire.

S’il a vanté certaines priorités de Joe Biden, comme l’expansion de l’éducation publique gratuite, il a néanmoins plaidé en faveur de la reconstruction de notre country sur de nouvelles bases.

Moins de spectateurs, additionally de sécurité

Autant la pandémie que l’assaut du Capitole perpétré par des centaines de partisans de l’ex-président Trump ont laissé leur empreinte sur l’événement, en imposant des impératifs de santé publique et de sécurité.

Les mesures de sécurité sont toujours très importantes lors d’un tel discours, mais le niveau a été élevé après les événements du 6 janvier. Le périmètre du Capitole est encore clôturé et la Garde nationale y est toujours mobilisée. Selon le Washington Post, la police du Capitole a indiqué que des sections de 17 rues seraient fermées avant et pendant le discours.

Ironiquement, le président Biden a pris la parole là où de nombreux partisans de l’ex-président Donald Trump espéraient empêcher la validation des résultats de l’élection présidentielle.

Il y a d’ailleurs fait allusion, disant que la démocratie américaine avait survécu.

Nous avons regardé dans un abîme d’insurrection et d’autocratie, de pandémie et de douleur, et nous, le peuple, n’avons pas bronché.

Une quotation de :Joe Biden, président des États-Unis

Notre démocratie peut-elle surmonter les mensonges, la colère, la haine et les peurs qui nous ont séparés?, a-t-il demandé. Les adversaires de l’Amérique, les autocrates du monde, parient qu’elle ne le peut pas. Ils pensent que nous sommes trop pleins de colère, de division et de rage. Ils voient les visuals de la foule qui a assailli le Capitole comme la preuve que le soleil se couche sur la démocratie américaine. Ils ont tort. Et nous devons le leur prouver.

En raison des constraints liées au coronavirus, Joe Biden a par ailleurs devant lui un public de 200 personnes au lieu des 1600 rassemblées habituellement.

Joe Biden prononce un discours devant un Congrès qui compte plusieurs sièges vides.

Pandémie oblige, le président des États-Unis Joe Biden a prononcé un discours devant un Congrès qui n’était pas rempli à pleine capacité.

Photo : AFP / ANDREW HARNIK

Contrairement à la tradition, un seul juge de la Cour suprême assistait au discours, soit le juge en chef John Roberts. Le chef d’état-big interarmées, le général Mark Milley, était pour sa element le seul haut gradé de la hiérarchie militaire sur place.

En outre, seuls deux membres du Cupboard étaient présents : le secrétaire d’État, Antony Blinken, et le secrétaire à la Défense, Lloyd Austin, rendant inutile la sélection d’un survivant désigné, habituellement le seul membre du Cupboard absent au cas où une tragédie frapperait le président et ses successeurs potentiels, réunis en un même lieu.

Il n’y avait pas davantage les traditionnels invités, notamment ceux de la première dame.

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